Pour son dernier roman, “Ceux qui ne sont rien”, l’écrivaine s’est s’immergée dans la jungle urbaine de São Paulo et poursuit son portrait des années Bolsonaro. Par Yoann Labroux Satabin. Avec Celles qu’on tue, publié en 2019 au Brésil, en 2023 en France, l’écrivaine brésilienne Patrícia Melo s’est lancée, presque à son insu, dans un portrait littéraire des années de la présidence autoritaire de Jair Bolsonaro, à la tête du pays de 2019 à 2022. Son dernier roman, Ceux qui ne sont rien, qui vient d’être traduit, a été écrit tandis que le mandat du président d’extrême droite touchait à sa fin. Fresque sociale ambitieuse, il suit le quotidien d’une poignée de sans-abri qui gravitent autour de la place de la Matrice, à São Paulo. Un lieu fictionnel qui puise son inspiration dans les nombreuses places de la ville habitées par une extrême pauvreté. Dans le roman, tous les personnages ont des rêves très clairs.




